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Ses bras embrassent l'univers Pendu qu'il est entre ciel et terre. Des femmes n'ont que des larmes Pour armes. Ses amis, sans bruit, S'enfuient. Corps déformé, écarteler. Mains et pieds martelés.
Souffrance commune Eprouvée par chacun, chacune? Non. Souffrance inconnue Que celle de Jésus.
Il fait entrer en lui Les morts de demain, d'hier, d'aujourd'hui. Il n'est plus lui, Il est nous dans sa nuit; Il est pour ceux d'après, pour ceux d'avant, Il est communion des vivants.
Accroché sur sa croix Il vit et il voit L'abîme abyssal Du mal. Vertige de l'amour et de la passion, De l'accueil et de la compassion: Dans sa poitrine étroite Son cœur éclate.
Solitude innommable, Amitié impalpable, Overdose de douleurs Récapitulant toutes les peurs.
Même le Père, même l'Esprit Sont absents. Jésus est l'Homme et son Cri, Goût mortel de l'incompréhension… "Au Commencement était la Relation" Le Mal satanique et destructeur veut faire Exploser l'Amour Trinitaire.
Jésus ne vit plus la mort de la vie, Mais la mort de la mort pour la vie Moment destructeur Pour un éternel bonheur.
Airel.
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